Des liens.

Du contenu qu'il est beau.

D'autres trucs.



Mystère et pâté de foie De passage Une case en plus Mais colérique Mon livre de cheveux Mise au parfum La fidèle (mais si tu veux je change, pas de problème) Doucement la basse Toujours sur le pont Lumineux La main du masseur Actor studette Fou comme une vieille bajoue



Hapu


20six c'est fini !

Mon nouveau blog mort se trouve désormais .

Et même s'il est ailleurs, les propos n'en seront pas moins décousus.

28.10.08 10:37


Lisse et délice.

Si ce blog est aussi vigoureux et éclatant qu’au premier jour, c’est qu’il a su surfer adroitement sur les rouleaux de la tendance avec la même aisance que mamie sur la malencontreuse flaque d’huile d’olive dans la cuisine.

Toujours prompt à renifler l’air du temps pour en décoder les subtils arômes, j’ai rarement failli à ma mission de fournir à un public toujours plus large les ingrédients nécessaires à être dans la vibe.

A propos d’ingrédients justement, voici donc ceux dont vous aurez besoin pour concocter ce qui sera assurément LA recette de l’année, si ce n’est de la décennie. A savoir : mon incroyable

Smoothie au saucisson.

Pour quatre personnes.

- Un saucisson sec, long ou court, moelleux ou dur, à gros ou petit diamètre, au poivre ou non, peu importe. L’important est qu’il soit légèrement gras. Ou beaucoup gras. Voilà, l’important c’est que ce soit un saucisson sec gras.
- Une touffe de ciboulette fraîche.
- Un demi cousteron fermier. (On peut remplacer le cousteron par du chaussée aux moînes.)
- 70 cl de lait frais.
- 4 glaçons.
- Trois cuillérées à soupe de vinaigre.
- Une banane.
- 432 grains de sel.
- Une moulinée de poivre.

Préchauffez le four à 110°.

Coupez votre saucisson en rondelles fines. Mettez-les dans une poêle à feu doux.

Pendant ce temps là, épluchez le demi cousteron. Envoyez les croûtes rejoindre les rondelles de saucisson dans la poêle. Mettez le reste à mollir dans le four pendant 7 minutes et 26 secondes. Mais pas directement, ça risque de couler entre les tiges de la grille. Utilisez un machin en pyrex ou un truc du même style.

Lavez-vous les mains. A ce stade, elles doivent puer un peu.

Epluchez la banane. Mangez-là tranquillou, vous l’avez bien mérité.

Dans votre mixer, mettez le reste des ingrédients sauf les glaçons dans l’ordre que vous voulez. Soyez fous, laissez votre fibre artistico-culinaire s’exprimer.

Envoyez la sauce… Ha non, mauvaise expression dans une recette de cuisine.

Bon, ben alors envoyez le jus … rha merde…

Hé bé je sais pas moi, faites tourner les hélices du mixer à plein régime (de bananes bien entendu) et lâchez-moi la grappe (de raisin, cela va de soi)

Revenez à votre poêle, jetez un coup d’œil. Ca ne crame pas ? Alors, tout va bien.

Sortez le fromage du four et laissez le couler dans le mixer. Ca risque de faire des éclaboussures mais ce n’est pas grave parce que c’est marrant.

Maintenant, votre saucisson doit être à point. Coupez le feu, ôtez les épluchures de fromage de la poêle et remplacez les par les glaçons. A cette température, le choc thermique devrait être peu violent.

Versez maintenant cette préparation dans le mixer, laissez les hélices de celui-ci tourner durant encore 1602 tours exactement.

Après quelques heures au frais vous disposerez alors du plus charmant des breuvages pour un rafraîchissement convivial entre amis.

22.8.08 01:25



Allez, c’est juillet, c’est le jeu de l’été.

 

Pré-requis : savoir à quoi correspondent les élégants termes CMB et CTB. (*)

 

Règles : placer les acronymes idoines aux endroits marqués par des [ ? ] en se plaçant dans la peau du narrateur.

 

Nota : la difficulté va crescendo.

 

 

Ce matin, comme à peu près tous les matins, le jour s’est levé [ ? ]. Je me sentais pas bien frais [ ? ]. Devant mon miroir, j’ai effectivement constaté que j’avais la mine piteuse[ ? ]

J’aurais pas dû accepter hier soir de goûter à ce truc chelou [ ? ].

Bordel, j’suis vert [ ? ], j’ai un entretien super important tout à l’heure.

J’espère que mon interlocuteur ne m’en voudra pas. Il ne manquerait plus qu’il pique un coup de sang [ ? ].

 

 

 

 

Voilà, c’était bien hein ?

 

 

 

 

Comme je n’aurais pas l’ombre d’un pèlerin pour participer à ce jeu, autant mettre la solution dans la foulée.

 

Ce matin, comme à peu près tous les matins, le jour s’est levé [CMB(*)]. Je me sentais pas bien frais [CTB(*)]. Devant mon miroir, j’ai effectivement constaté que j’avais la mine piteuse [CMBCUPEEIYAUCVF(*)].

J’aurais pas dû accepter hier soir de goûter à ce truc chelou [clbdpcmcqivdsbmjnmpdcplmm (*)].

Bordel, j’suis vert [CLBDH(*)], j’ai un entretien super important tout à l’heure.

J’espère que mon interlocuteur ne m’en voudra pas. Il ne manquerait plus qu’il pique un coup de sang [CLCDRLCQEASR(*)].

 

 

(*) Liste des acronymes :

 

CMB : comme ma bite.

 

CTB : comme ta bite.

 

CMBCUPEEIYAUCVF : comme ma bite, c’était un piège, en effet il y a une contrepèterie vieux fripon.

 

clbdpcmcqivdsbmjnmpdcplmm: comme la bite de personne, chacun met ce qu’il veut dans sa bouche mais je ne mange pas de ce pain là moi monsieur.

 

CLBDH : comme la bite de Hulk.

 

CLCDRLCQEASR : comme la chatte de Raymonde la concierge quand elle a ses radadas.

 

Oui, ce texte est bel et bien d’une vulgarité crasse. Même pas honte.

2.7.08 17:26


Vide infâme.


C’est à force de les entendre se plaindre depuis tant d’années que m’est venue l’initiative.

 

Parce que je m’en suis fadé des tombereaux de jérémiades, les sempiternelles litanies sur leur condition soi-disant si ingrate « Faire le ménage … blabla … s’occuper des mioches … blabla … être moins bien payées …  tralala… toujours l’angoisse d’être belle … et bli et bla et ainsi de suite »

Alors, il y a peu, j’ai relevé le gant, je suis allé voir une fée qui m’a transformé en femme pour une journée. Voici le compte rendu de celle-ci.

 

8h00 : à peine réveillée que la nature taraude ma vessie. En ce matin exceptionnel, je décide de franchir le pas vers cette frontière qui m’a si souvent attirée et je pisse debout. C’est pas bien difficile en fin de compte. C’est même plutôt rigolo de s’appliquer à viser. Faudra que je signale le coups aux copines.

 

8h30 : au sortir d’un petit déjeuner léger (thé et une demie orange), il m’est apparue comme une illumination que j’étais ridicule à m’affamer comme ça et j’ai enquillé sur  rillettes, bacon, œufs au plat, patates et café avec quatre sucres. Une vraie femme se doit de pouvoir tenir le coup. Puis, j’ai roté comme un bucheron. Ca m’est venu tout seul dis donc. C’est vachement sympa comme sensation. Je ne serai plus jamais sévère avec un gars qui émet de si belles vibrations. J’irai peut être même jusqu’à l’encourager en applaudissant.

 

8h35 : j’ai été chier un gros coup. J’ai beau être une princesse, ça fait du bien. Mais ça puait.

 

8h45 : sous ma douche, je me suis longuement lavé les seins. C’est un truc qu’on fait beaucoup nous autres femmes. J’ai décidé de pas raser les poils qui ornent mes jambes. Parce que ça me saoule, que ça prend du temps, que finalement c’est plutôt joli et qu’il y en a grave marre de subir le diktat du regard des mâles. S’il y en a qui me veulent, il faudra qu’ils m’acceptent telle que je suis. Par conséquent, je ne me maquille pas non plus.

 

8h50 : ayé, je suis fringuée. Vachement mode attention : jeans, tee-shirt AC/DC, chaussettes blanches et baskets. Je ne lis pas Vogue, Marie-Claire, TopStyle, Women et l’Equipe pour rien. Les fautes de goût sont rarement pardonnées à nous les femmes.

Néanmoins, vu qu’aujourd’hui c’est la révolution, j’ai dit adios aux strings qui me cisaillent le fion et bonjour à un chouette vieux kangourou. C’est absolument génial ! C’est bien simple, j’aimerai avoir des burnes pour qu’elles s’y sentent à l’aise.

Comme il n’y a pas de Narta, je tente un déodorant sport. Ca soulage de ne pas être obligée de tourner sur moi-même en levant les bras pour claquer des mains après m’en être mis. Si vous voulez mon avis, nous les femmes avons des produits bizarres des fois.

 

9h00 : je suis dans le train. Je les ai vu venir à trois kilomètres, leur ai jeté des regards super froids et pourtant une bande de gros lourds s’approche de moi. Les mecs, dès qu’ils sont en groupe, ils ne peuvent pas s’empêcher.

Alors je m’en fous, je me défends en criant « Non mais laissez-moi tranquilles. Vous n’avez pas honte de vous en prendre à une faible femme ? »

Au début, ils me regardent médusés. Haha !! Et oui messieurs, il va falloir vous y habituer, les jolies biches se laissent pousser les crocs.

Mais ils se reprennent et insistent à mort. Tant et si bien que je finis par baisser les bras : je leur montre mon passe Navigo alors que je sais bien que ce qui intéresse ces contrôleurs c’est mon nom et prénom pour me traquer sur internet et me harceler à coups de «Oh toi toi toi, ton corps m’a rendu fou »

 

10h00-12h00 : quand je pense que certains machistes prétendent que nous ne nous intéressons pas à la technique. Alors qu’après avoir réussi à craquer le compte admin de mon PC, j’y ai installé Warrior Doom Strike 3 Special Gold Limited Edition et j’ai joué en réseau le reste de la matinée avec un pote. Les idées reçues ont la vie dure.

Par contre, le fait avéré c’est que nous les femmes devons nous battre plus que les hommes pour nous imposer dans le monde de l’entreprise. Heureusement, il y a les cheat codes.

 

12h00-14h00 : c’est imprimé en gras dans tous les magasines, les femmes se doivent de garder la ligne. C’est très important sinon il se passera un truc terrible genre les martiennes vont débarquer et nous foutre la honte avec leurs silhouettes longilignes. Et moi, je ne suis pas du genre à déconner avec ça.

Ma silhouette je la soigne aux petits oignons. Rissolés dans du beurre pour accompagner le steak frites. Comme c’est bientôt l’été, je prends des fraises chantilly pour le dessert. C’est la saison, j’ai totalement le droit. Eco responsabilité et moi ne faisons qu’un. Par contre, pas de sucre dans le café. Tout est dans la mo-dé-ra-tion. Faudrait l’expliquer aux hommes qui n’entravent rien à la diététique.

 

14h00-17h00 : les mâles, ils croient aussi qu’on passe notre temps de travail à papoter au téléphone ou entre collègues. Je peux réfuter cette croyance sans problème, puisque c’est par mail que j’ai communiqué. J’ai reçu, vu et transmis tout l’après-midi des petits jeux à la con et des images rigolotes ou coquines. Je regarde surtout les présentations power point avec plein de gisquettes à poil. Parce que ça vient toujours des mecs et ça prouve clairement qu’au niveau de l’obsession sexuelle, ils se posent un peu là. N’empêchent qu’elles sont rudement gaulées les poulettes.

 

18h30 : je voulais prendre une laitue et deux tomates au supermarché, histoire de tenir dix, quinze jours. Et puis je me suis souvenue que j’ai oublié ma carte de fidélité à l’appartement. Ce serait dommage de donner des sous sans recevoir mes points. Depuis un an, j’en suis à 310 et au bout de 4000, j’ai droit à une paire de tongs Hello Kiki gratuite.

Par contre, j’ai ma carte de chez Toto Pizza, et pour l’achat de cette campagnarde géante à emporter (lard, oignons, crème fraîche, mozzarella, patates, crème fraîche, lard, lard), j’aurai droit à un pot de glace de 500ml. Je prends la classique (vanille avec des bouts de brownies, des éclats de chocolat, des morceaux de caramel fondu, du chocolat fondu, de la noix de pécan et du lard grillé.) Ça tombe plutôt bien, il fait chaud et nous les femmes avons l’interdiction totale de transpirer.

 

20h00 : j’ai tout mangé, je suis repue, affalée sur le canapé devant la télé. Je me félicite chaudement d’avoir fait un petit détour chez le commerçant de proximité pour acheter des bières fraîches.

Un, à cause du coup de la transpiration expliqué ci-dessus. Ca me tient à cœur de rester féminine.

Deux, ça aide à faire passer les morceaux d’oignons de la pizza. C’est pas très digeste ces trucs.

Trois, ça fait roter fort. Et depuis ce matin, je suis adepte.

Quatre, il n’y a aucune raison que la dégustation de bière soit l’apanage des seuls mâles.

 

20h45- 23h00 : foot à la télé. Je regarde avec attention, non pas parce que j’aime ça mais pour contrer l’odieuse assertion qui prétends que nous les femmes n’y connaissons rien. Il m’a fallu moins d’une minute pour identifier les systèmes de jeu (4-5-1 moderne Vs audacieux 4-3-3 old school), et moins de deux pour commencer à insulter l’arbitre. D’ailleurs, le hors jeu était vraiment litigieux.

Cette bière fait vraiment roter très fort. Un régal.

A la mi-temps, j’ai encore écorné mon statut de princesse.

 

00h00 : tandis que mon esprit glisse lentement vers les limbes de la nuit, je fais un bilan somme toute impartial : j’avais raison, bien que les hommes soient rien que des hypocrites la vie de femme c’est vraiment pas difficile.

 

24.6.08 22:24


Sortie de bain


Au départ, c’est sûrement sa zouze qui lui a dit « Dis donc Archie, y a une volée de vautours qu’est venue se plaindre. Rapport à ce qu’ils seraient incommodés pendant leur dégustation de charognes par l’odeur légèrement fleurie que tu propages à quelques lieues aux alentours. »

Et le gars Archimède, pas contrariant, de prendre sa brosse et son savon pour s’en aller marquer le cours de l’histoire du sceau de son fameux théorème.

A ce propos, plus personne ne mentionne qu’au premier coup où il fit trempette, il n’en est pas sorti en criant « Eureka ! » mais en beuglant que l’eau était trop chaude et qu’elle lui avait brulé les couilles. Comme quoi l’histoire ne retient pas forcément le plus croustillant.

Moi, c’est pas ma zouze qui m’a dit que je daubais, c’est mon patron, un genre de zouze mais pas trop en fait, qui m’a intimé l’ordre de le rejoindre en réunion.

En sortant d’icelle, je passais devant un bureau où était placardée une grande feuille proclamant « Allez la Roumanie ! ».

 Et c’est là que j’en reviens à notre vieux copain grec.

Parce que maintenant je sais comme lui la sensation que procure la vision de la Lumière. Cet instant de grâce absolue où la richesse durement acquise de ta culture et la puissance longuement murie de ta nature convergent vers la formulation de LA pensée bouleversante.

Celle qui jalonnera ta vie pour indiquer l’avant et l’après.

 

Quelle est exactement la teneur de cette pensée ?

 Pour être précis, il m’est apparu dans cet éclair de clairvoyance que le mot « Roumanie » est l’anagramme de « Roumaine » 

Des recherches plus poussés m’ont amenées à émettre un corollaire tout aussi stupéfiant.

En effet, Roumanie est le seul pays qui ait pour anagramme le nom d’une de ses habitantes.

Et qu’on ne vienne pas me parler d’un ou d’une belge, parce que quand on ne fait même pas l’effort de changer une lettre de place, on ne mérite pas l’appellation d’anagramme.

Linguistes français, j’attends vos félicitations.

 

17.6.08 14:02


Emotions dans la colle


Imaginez qu’à la fin de « Roméo et Juliette », Juliette se réveille avant que Roméo ne se plante un poignard dans le bide et qu’ils filent tous les deux ouvrir un salon de coiffure à Venise.

Imaginez qu’à la fin de « L’armée des ombres », les allemands décident de changer d’attitude pour faire plein de câlins à Lino et ses copains.

Imaginez que des dauphins viennent en masse empêcher le Titanic de couler,  que Créon mette juste une grosse fessée à Antigone, que le Corbeau se dise qu’il chantera volontiers mais seulement après avoir clapé le claquos, ou encore que la frappe d’Amoros à la 89è minute fasse poteau rentrant.

Ayé ? Vous avez tout bien imaginé ?

Avouez que ça vous laisserait une impression un chouïa mitigée.

Qu’il manquerait au spectacle le sel des larmes et l’amertume du désespoir.

Ben moi ça m’a fait pareil hier soir en regardant le dernier épisode d’Engrenages qu’ils auraient définitivement dû appeler « Comment niquer toute l’ambiance noire d’une série en deux minutes avec une grosse fin de bisounours »

3.6.08 12:42


A la St Robert, surveille tes arrières.


J’ai beau posséder quelques facultés intéressantes comme lire les lignes du calendrier pour annoncer sans me tromper quel jour va tomber Noël, être un grand maître du tarot version garde contre, prédire le passé dans le marc de café pour conclure que celui-ci a été bu et désenvoûter les chaussettes habitées par le démon en les passant au lave linge, il y a encore des choses que je ne maîtrise pas du tout.

Parmi celles-ci, la faculté de prévoir trois semaines à l’avance que je vais être malade.

Ce qui est bien dommage car alors je pourrais m’organiser un peu.

Ca m’éviterais de répondre à tous ces gros connauds de médecins « Mais à ce moment là, je serai soit mort soit guéri. » quand ils m’annoncent qu’ils peuvent me recevoir dans trois semaines pour ma triple rhino pharyngite angineuse du printemps mais aujourd’hui non ça va pas être possible.

Sinon, je me suis rencardé chez le croque-mort, pas de souci mon z’ami tu viens quand tu veux on aura toujours de la place pour toi.

30.4.08 13:18


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